Qu’est-ce que la motivation exactement ?

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Motivation, efficacité, productivité… Parfois éloignées du bien-être – tant elles peuvent parfois nous culpabiliser – ces notions restent au centre de nos vies agitées. Il est donc vrai que la motivation permet notamment d’atteindre des objectifs liés à notre bien-être et à notre accomplissement. 

La motivation, deux théories qui se rejoignent.

Je vous propose de découvrir ensemble ce concept, à partir des théories qui ont émergé à partir de la fin du XVIIIe siècle. 

C’est pourquoi, avant de commencer, je souhaiterai insister sur deux aspects. D’une part, les théories de la motivation sont très souvent liées à la psychologie du travail et du management – comment motiver les salariés à produire plus ? Telle est la question à laquelle la psychologie essaye de répondre depuis près de 200 ans.

D’autre part, il m’est nécessaire de vous préciser qu’il existe de multiples théories traitant de la motivation. Pour simplifier, je les classerai en deux types : 

  • En premier lieu : les théories du contenu – qui insistent sur ce qu’est la motivation, ses “ingrédients” en quelque sorte. 
  • En second lieu, les théories du processus – qui insistent sur son fonctionnement.

Qu’est-ce que la motivation ?

Quels sont les ingrédients de la motivation ? Que faut-il mélanger (ou pas) pour augmenter (ou diminuer) la motivation d’une personne ? Telles sont les questions qu’abordent ces théories.

L’interprétation de Maslov.

Abraham Maslov, psychologue américain est connu pour avoir mis sur pied la pyramide des besoins qui hiérarchise les besoins entre eux. Ainsi, selon lui, plus les besoins de l’être humain sont satisfaits et plus la motivation augmente. 

Ces besoins sont : 

  • les besoins physiologiques, 
  • la sécurité, 
  • l’amour, 
  • la reconnaissance
  • la réalisation 

Ce sont donc des ingrédients nécessaires à la motivation. On peut aussi les voir comme des ingrédients de la personnalité individuelle et de la motivation.

La motivation comme résultante de la pyramide de maslov

L’interprétation d’Aldefer.

Pour sa part, son confrère Clayton Aldefer, psychologue américain, a développé un peu après une théorie assez proche – la théorie ESC. Ainsi, pour lui, trois ingrédients sont indispensables à provoquer la motivation : 

  • Existence : un individu a besoin d’être rassuré sur sa subsistance avant toute chose. Ce concept qui se rapproche des deux besoins primaires de Maslov que sont les besoins physiologiques et le besoin de sécurité.
  • Sociabilité : un individu doit entretenir des rapports sociaux avec ses semblables. Ce concept qui se rapproche des besoins d’amour et de reconnaissance de Maslov.
  • Croissance : un individu a besoin de s’accomplir et d’avancer vers des objectifs. Ce concept est pour sa part à cheval entre le besoin de reconnaissance et celui de réalisation de Maslov. 

Par conséquent, ces ingrédients, présents chez Maslov et Aldefer, sont intéressants. Cependant, ils échouent à expliquer pourquoi un être humain, a priori comblé et intéressé par une action censée accroître son besoin de reconnaissance ou de réalisation, ne serait pas motivé à le faire. Prenez votre cas personnel. Il vous est forcément déjà arrivé de ne pas être motivé à accomplir une action importante et pertinente. Et pourtant souvent vos besoins primitifs étaient bel et bien remplis !

Comment fonctionne la motivation ?

C’est en partie pour répondre à cette limite et pour compléter cette approche que se sont développées les théories du processus. Elles étudient comment fonctionne la motivation et comment un individu choisit, ou non, de passer à l’action.

Je vous propose d’en découvrir deux : la théorie de l’auto-détermination et celle du résultat escompté. Elles mettent en lumière les éléments qui peuvent nous bloquer au moment d’accomplir des actions pourtant a priori bénéfiques pour nous.

La théorie de l’autodétermination.

Développée par Edward Deci et Richard Ryan, la théorie de l’autodétermination pense au delà des ingrédients de la motivation. Elle postule qu’il existe deux types principaux de motivation :

  • Intrinsèque : accomplissement d’une action pour le plaisir seul ou l’intérêt qu’elle procure – l’acquisition de nouvelles compétences, le sentiment d’appartenance ou le sentiment d’autonomie qu’elle crée.
  • Extrinsèque : accomplissement d’une action en fonction de la récompense qu’elle peut entraîner – reconnaissance financière (salaire, prix…) et/ou sociale (louanges…).

Avec la théorie de l’auto-détermination, Edward Deci et Richard Ryan montrent l’importance de la motivation intrinsèque. La motivation serait alors d’autant plus forte qu’elle serait liée à des facteurs internes d’accomplissement de soi et d’autonomie. Cette notion a d’ailleurs des liens avec la notion très actuelle d’alignement – ou la motivation à exercer un travail (motivation extrinsèque) en alignement avec ses valeurs et sa personne (motivation intrinsèque).

La théorie du résultat escompté.

Dernière théorie que je trouvais intéressant d’aborder : la théorie du résultat escompté ou VIE de Victor Vroom. L’intérêt de cette théorie est qu’elle permet d’établir un lien entre la motivation et les efforts déployés dans un travail ou un apprentissage. Cette théorie repose sur trois concepts : 

  • Valence (V) : c’est la valeur, positive ou négative, que chaque individu attribue au résultat de ses actions ou de sa performance. 
  • Instrumentalité (I) : c’est le lien qu’il y a entre la performance (la réussite) et le résultat. 
  • Attentes (E – expectations en VO) : c’est le lien qu’il y a entre l’effort à fournir et la réussite. 

Autrement dit, pour Vroom, la motivation repose sur un arbitrage que nous faisons entre l’effort à fournir, les chances de réussir et la récompense de notre effort. Pour prendre un exemple concret, vous vous motiverez sûrement davantage à apprendre l’anglais pour apprendre quelques bases et décrocher un job lors d’un entretien, plutôt que d’apprendre le chinois (langue réputée plus compliquée où les efforts ne seront pas forcément reconnus et récompensés). 

Au final, la motivation est un ensemble d’ingrédients et de micro-choix qui nous poussent – ou non – à agir. Si augmenter la récompense semble un levier intéressant pour augmenter sa motivation à faire une action, augmenter son intérêt personnel pour cette action semble être le moyen le plus efficace de parvenir à se motiver.

Qu’en pensez-vous ?

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Jean-Pascal Guillon

Le blogging est un hobby mais le bien-être, la nature et le développement, que d'aucuns qualifieront de durable et moi plutôt de responsable, sont de vraies passions. Lecture et écriture sont pour moi des outils de détente et j'espère au travers de mon blog vous communiquer mon intérêt pour ces sujets et vous permettre d'améliorer votre qualité de vie. C'est ce que j'ai décidé de faire au quotidien depuis déjà un certain nombre d'années et ça fonctionne pour moi, alors pourquoi pas pour vous?