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Savez-vous comment mesurer le bonheur?

En ce 20 mars, rebaptisé journée du bonheur, l’ONU vient de publier comme chaque année le classement des pays selon le bonheur des habitants. La France n’arrive qu’en 24ème position bien loin derrière la Finlande qui monte pour la seconde année consécutive sur la première marche du podium. Cette annonce a immédiatement suscité chez moi une interrogation : comment mesurer le bonheur? Sur quels critères estimer que l’on est plus heureux dans tel ou tel pays? J’ai donc décidé de me renseigner sur le sujet et d’explorer les différents indicateurs de bien-être.

Le PIB est-il un bon indicateur du bonheur?

Pendant des décennies, les économistes ont considéré que le bonheur d’une population était directement lié et étroitement dépendant du niveau de richesse de la nation. En effet, plus un état produit de richesses, plus ses habitants ont les moyens financiers nécessaires pour acheter des produits ou des services. Et ces achats (vêtements, nourriture, loisirs, logements…) sont sensés apporter davantage de bonheur.

Mais en y regardant de plus près, comment mesurer le bonheur avec le PIB alors que la composition de celui-ci peut traduire des situations très diverses? Je vais prendre un exemple. Si au fur et à mesure des années, les embouteillages augmentent, la consommation d’essence sera également à la hausse. Par conséquent, cet accroissement du commerce des carburants entraîne une augmentation mécanique du PIB. Peut-on en conclure que l’augmentation des embouteillages provoque une augmentation du bonheur des habitants? Bien sûr que non. Il en est de même pour une croissance économique mal répartie qui augmente les inégalités sociales.

Devrait-on faire comme le Bouthan, petit état du nord de l’Inde qui a remplacé le PIB par le BNB (bonheur national brut)? Quoi que l’on fasse, l’économie et l’argent prendront toujours le pas sur le bonheur et le bien-être de la population mais cela n’empêche pas pour autant de se demander comment mesurer le bonheur avec objectivité. Ce sera l’objet des lignes suivantes de cet article.

Comment mesurer le bonheur est une question à laquelle la science commence à apporter des réponses.

Les différentes mesures du bonheur.

Tout d’abord, pourquoi chercher à mesurer le bonheur? Simplement pour tenter de l’augmenter. Il est en effet impossible d’améliorer quelque chose que l’on est incapable de quantifier. C’est pour cette raison qu’un certain nombre de méthodes ont été testées afin de savoir comment mesurer le bonheur.

  1) Comment mesurer le bonheur par un questionnement direct des individus?

Il n’y a rien de plus facile en apparence que de demander à chacun s’il se considère comme heureux et d’évaluer son degré de bonheur sur une échelle de 1 à 10. Mais voilà, l’humeur instantanée au moment de la réponse fausse souvent l’objectivité de cette dernière. De même, si un Français s’appesantit facilement sur ses petits malheurs, un asiatique gardera pour lui ses tracas afin de ne pas importuner les autres. Les conclusions sur le niveau de bonheur seront alors faussées en fonction des pays et des cultures.

  2) Faire évaluer le bonheur de chacun par les personnes qui le connaissent.

Qui connait suffisamment son prochain pour être capable de juger de son niveau de bonheur? Peu de monde assurément. Un résultat fiable nécessiterait d’interroger un grand nombre de proches pour chaque individu afin de pouvoir recouper les réponses et fournir un résultat statistique digne de crédit. A l’échelle d’une population, la tâche serait tout à fait titanesque.

  3) Comment mesurer le bonheur en le « découpant ».

Le bonheur semble difficilement mesurable dans sa globalité? Il peut alors être tentant de le découper en fonction de ses éléments constitutifs et de mesurer chacun d’entre eux. On pourrait ainsi juxtaposer statut amoureux, équilibre familial, satisfaction professionnelle, santé, richesse … Si chaque critère peut s’évaluer assez facilement, une pondération de chaque facteur semble indispensable pour obtenir le cocktail du bonheur parfait. Et c’est là que le bât blesse : en fonction des individus l’importance de chaque élément sera très variable. Il en sera de même si l’on se réfère aux différentes cultures. Cette méthode ne peut donc pas être universelle.

  4) Utiliser des indicateurs physiques ou sociaux.

Certaines études ont tenté de définir le niveau de bonheur à partir des postures ou des expressions corporelles. Le sourire par exemple semble directement corrélé à la satisfaction et au bien-être de celui qui l’arbore. Le principal inconvénient de cette méthode est qu’elle repose sur des indicateurs instantanés, visualisés à l’instant T. Il faudrait pouvoir les juxtaposer sur un certain temps comme les différents images d’un film sur une pellicule.  On pourrait ainsi transformer en expression du bonheur ce qui n’est souvent qu’un témoignage de joie ponctuelle.

Et si la physique-chimie venait au secours de ceux qui cherchent comment mesurer le bonheur?

Le cerveau est le siège des émotions. Il semble donc évident que c’est là qu’il faut chercher à mesurer l’intensité du bonheur d’un individu. Reste alors à définir des marqueurs chimiques et pourquoi pas également physiques qui traduiraient de manière fidèle le niveau des émotions et donc du bonheur.

Parmi les hormones retrouvées dans le cerveau, la sérotonine, la dopamine et les endorphines sont étroitement corrélées au bien-être des individus. Leur dosage apparaît donc comme un moyen fiable d’évaluer le degré de bonheur ressenti par une personne. Hélas, la réalisation de leur prélèvement suppose la réalisation d’actes médicaux très invasifs.  C’est impossible en pratique courante et cela perturberait suffisamment les individus pour fausser l’évaluation de leur état émotionnel.

De même des mesures de l’activité cérébrale de type encéphalogramme pourraient être intéressantes.  Elles nécessitent hélas des conditions expérimentales trop rigoureuses (immobilité totale du sujet par exemple, pose précise d’électrodes … ) pour une mise en oeuvre au quotidien.

Le meilleur espoir d’une mesure objective du bonheur par des procédés scientifiques est aujourd’hui l’utilisation de l’imagerie médicale. Les progrès de l’IRM (imagerie par résonance magnétique) en particulier ont déjà permis de montrer qu’une activité élevée de la face interne du lobe pariétal du cerveau traduit une sensation de bonheur chez individu. Nul doute que dans les années à venir la question du comment mesurer le bonheur aura trouvé une réponse fiable et facilement reproductive.

Restera alors à se demander si ce sera une bonne ou une mauvaise chose. Ce ne sera plus à la science mais plutôt à la philosophie cette fois de répondre. Qu’en pensez-vous?

jean-pascal guillon webmaster du blog les livres du bien-être : santé bien-être et développement personnel

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Jean-Pascal Guillon

Le blogging est un hobby mais le bien-être, la nature et le développement, que d'aucuns qualifieront de durable et moi plutôt de responsable, sont de vraies passions. Lecture et écriture sont pour moi des outils de détente et j'espère au travers de mon blog vous communiquer mon intérêt pour ces sujets et vous permettre d'améliorer votre qualité de vie. C'est ce que j'ai décidé de faire au quotidien depuis déjà un certain nombre d'années et ça fonctionne pour moi, alors pourquoi pas pour vous?
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