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Le pardon en 8 étapes.

 

Je vous avais promis à l’occasion de mon précédent article consacré à l’importance de pardonner pour accéder à la paix intérieure et au bonheur de vous livrer l’itinéraire qui conduit au pardon. Ce sera bientôt chose faite car vous allez découvrir dans les lignes suivantes les 8 étapes qui permettent d’accéder au pardon, que ce soit pour se pardonner à soi-même ou pour pardonner aux autres.

1) Décider d’accorder son pardon :

Nous avons vu que la vengeance, si elle peut sembler à première vue le meilleur moyen de réparer une offense, conduit bien souvent à l’escalade et ne permet pas de revenir à un état de paix intérieure. Décider du pardon est une mesure active qui sera d’autant plus efficace qu’elle sera prise avant la survenue de l’agression. En effet, avoir décidé au préalable de pardonner à tout ce qui pourra nous arriver permet de plus de faire cesser rapidement l’offense grâce à une attitude de résistance passive.

2) Accepter et reconnaître l’offense :

Excuser ou oublier l’offense reviendrait à en enfouir le souvenir au plus profond de notre subconscient. Ce qui s’est passé doit au contraire être mis en pleine lumière afin d’entrer en contact avec la souffrance qui en a résulté. Cette reconnaissance de l’offense signifie que le pardon ne doit pas non plus être accordé trop rapidement afin que le chemin de l’acceptation ait le temps de se dérouler.

Identifier correctement les blessures et leur origine est une aide précieuse pour les faire disparaître plus rapidement.

3) Partager pour pardonner :

Garder la souffrance pour soi reviendrait à l’enfouir au lieu de l’accepter : il faut donc pouvoir la partager et la verbaliser. Les thérapeutes exercent pour cette raison une action primordiale dans le chemin vers le pardon.

En tout état de cause, l’idéal serait même de pouvoir retourner voir l’offenseur et, en le regardant droit dans les yeux, lui décrire les effets provoqués pas ses exactions. Cette technique est d’ailleurs parfois utilisée par la justice en Afrique du Sud et aboutit fréquemment à l’expression d’excuses de la part de l’offenseur. Elle a ainsi contribué à un grand pardon et à la réconciliation nationale dans ce pays.

4) Accepter la colère :

La colère qui suit une agression est une réaction normale et salutaire. S’il faut bien entendu l’accepter, il faut aussi savoir ne pas la reporter sur les autres. Taper de toutes ses forces sur des coussins, se défouler sur un sac de frappe ou plus généralement pratiquer une activité physique explosive sont autant de moyens de laisser la colère s’exprimer de manière inoffensive. Ce n’est que lorsque la colère est évacuée que le pardon devient possible.

5) S’accorder le pardon à soi-même :

Cette étape est probablement la plus difficile à franchir car il n’est pas naturel de se pardonner à soi-même. Et pourtant, il faut savoir qu’à chaque offense s’opère en nous une déchirure, une fragmentation avec naissance d’une entité « agressé » et d’une identité « agresseur ». On ne peut l’éviter mais il faut ensuite devenir capable de réunir les 2 fragments en prenant la décision d’arrêter de s’auto-agresser. En effet, la partie agresseur prend la défense de la partie victime (celle qui ressent la souffrance) et ne fait par ce biais que renforcer et prolonger la souffrance au lieu de chercher à l’éteindre.

Il faut donc au contraire tout faire pour que les deux entités puissent se fondre peu à peu l’une dans l’autre et se stabiliser dans un état émotionnel unique correspondant au pardon à soi-même qui permettra ensuite de retrouver la paix intérieure.

6) Comprendre l’agresseur :

Comprendre ne veut pas dire excuser, loin s’en faut, mais simplement essayer de faire connaissance avec l’agresseur et son ressenti (éducation, blessures de la vie …) pour parvenir à expliquer la raison de l’acte qui a été perpétré. Cette étape qui peut nécessiter de développer une certaine empathie de la victime par rapport à son bourreau est essentielle pour parvenir au pardon. Comprendre permet d’accepter bien plus facilement même lorsque l’agresseur n’exprime ni remords ni intention de demander pardon.

7) Acquérir la capacité de pardonner :

Accorder son pardon revient à faire preuve de générosité, générosité qui est justifiée par toutes celles et tous ceux que nous avons un jour ou l’autre blessés dans notre existence et qui nous ont accordé leur pardon. Il est impossible de pardonner si l’on ne se sent pas suffisamment aimé des autres. Dites vous toujours que malgré vos lacunes, vos défauts et vos erreurs, vous êtes aussi quelqu’un de bien et que de nombreuses personnes vous accordent leur estime et leur amour. Ce sont ces sentiments que vous devez refléter à la manière d’un miroir en direction de votre offenseur.

8) La réconciliation comme étape ultime du pardon?

Si l’agresseur n’a pas modifié sa volonté de vous nuire, toute réconciliation physique est bien entendu impossible. Dans les autres cas, la réconciliation qui suit le pardon n’est pas pour autant un retour à l’état antérieur : elle naît d’un nouveau lien reposant sur le partage de la souffrance qui a été occasionnée. C’est en compatissant des deux côtés à la souffrance de l’autre que la réconciliation devient possible et peut constituer l’étape ultime du pardon sans cependant être nécessaire à l’accomplissement de ce pardon.

Je suis conscient que cette conception du chemin qui conduit au pardon peut surprendre, voir choquer certain(e)s d’entre vous mais il faut bien garder à l’esprit à la fois que pardonner n’est pas excuser et d’autre part que le pardon est un acte égoïste qui a pour but de nous autoriser à retrouver paix et bien-être après une offense.

Vous est-il arrivé de ne pas parvenir au pardon? Si oui, n’est-il pas vrai que le souvenir des offenses est toujours douloureux en vous? Reprenez alors chacune des étapes précédentes et vous verrez que votre douleur s’estompera sans mal lorsque vous aurez appris à pardonner.

jean-pascal guillon webmaster du blog les livres du bien-être : santé bien-être et développement personnel

 

Le blogging est un hobby mais le bien-être, la nature et le développement, que d'aucuns qualifieront de durable et moi plutôt de responsable, sont de vraies passions. Lecture et écriture sont pour moi des outils de détente et j'espère au travers de mon blog vous communiquer mon intérêt pour ces sujets et vous permettre d'améliorer votre qualité de vie. C'est ce que j'ai décidé de faire au quotidien depuis déjà un certain nombre d'années et ça fonctionne pour moi, alors pourquoi pas pour vous?

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4 Réponses à Le pardon en 8 étapes.

  1. ahmed@courir-muscle.com 21/09/2015 à 22:17 #

    Le socle pour réussir à pardonner et avancer dans le chemin de la vie est avant tout l’estime que l’on peut avoir de soi-même et la prise de conscience du bénéfice immense auquel celui qui accorde le pardon parvient à accéder…

    Bonne continuation.

  2. Jean-Pascal Guillon 21/09/2015 à 23:13 #

    C’est exactement cela Ahmed. L’estime de soi correspond au point 7 de mon article. Reconnaître que l’on est une bonne personne aimée des autres est la clé qui ouvre le chemin vers la possibilité du pardon. Comme je le relate dans l’article précédent, pardonner procure un tel bénéfice à celui qui le fait que l’on peut presque considérer le pardon comme un acte égoïste. C’est en tout cas le seul moyen de retrouver paix, sérénité et bien-être après une offense ou une agression. Merci de ce partage.

  3. Agnès Emma 24/11/2015 à 03:37 #

    Bonjour Jean-Pascal,

    ton premier paragraphe me fait méditer… être en tout temps favorable au pardon préviens les excès de colère lors d’une « offense ». On cultive moins d’émotions négatives. Accorder le pardon… c’est être disposé à comprendre les manques et à les combler.

    Je dis souvent que pour sauver son couple, il faut être dans une optique d’amélioration continue. Si on veut renouer, il faut accepter que l’infidélité, par exemple, est motivée par un manque.

    Oui, tu as raison, pardonner est égoïste, parce que nous voulons la paix intérieure. Mais, en même temps, pardonner est favorable à la prise de conscience des besoins de chacun dans une relation de couple.Pardonner est favorable à l’amélioration continue. Et quand on veut continuellement aller de l’avant et s’améliorer, on accorde plus facilement le pardon.

    Merci pour cette belle méditation Jean-Pascal

    Agnès

  4. Jean-Pascal Guillon 24/11/2015 à 06:24 #

    Bonjour Agnès et merci pour cette contribution très intéressante. Pardonner est en effet tout le contraire de laisser la haine prendre possession de nos émotions. Je considère pour ma part que sans pardon il est impossible de continuer à avancer dans la vie et de parvenir au bonheur. Alors, continuons à nous améliorer sans cesse et à goûter à un bien-être de plus en plus intense. A bientôt.

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