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Être ou avoir : un choix cornélien ?

être ou avoir est un choix de liberté en développement personnel

PotironLight / Foter / CC BY-NC

Dans notre société actuelle, beaucoup considèrent leur existence en fonction de valeurs matérielles et, pour la plupart de nos contemporains, être se définit par une place dans la société et par extension par la notion de propriété. En réalité, avoir pour être va bien plus loin que la notion de possession et en dit long sur la nature et les peurs humaines.

Lorsque avoir masque être

Les sociologues affirment souvent que l’humain est fainéant et égoïste par nature et que le seul moyen d’obtenir le passage à l’action est la perspective d’une récompense. Personne ne semble vouloir remettre en question cette conception et autant l’éducation que le monde du travail s’appuient sur ce principe :

  • les enseignants tentent de motiver leurs élèves par la délivrance de bonnes ou de mauvaises notes
  • les patrons sont persuadés que le seul moyen de motiver leurs ouvriers est de faire miroiter des perspectives de hausse salariale

Mais s’il est bien vrai que le simple fonctionnement en « mode survie » de l’homme pourrait favoriser la prédominance de avoir il existe de nombreuses preuves de la place importante de être dans le comportement humain. Ainsi, pour reprendre les exemples précédents il a été prouvé :

  • que la lutte contre l’échec scolaire impose de renforcer l’ego et de valoriser les réussites des élèves, leur capacité à surmonter pas à pas leurs difficultés plutôt qu’à les situer par rapport aux autres par le biais des notes
  • dans le monde du travail, intéresser les ouvriers à un projet d’entreprise dont on leur explique les tenants et aboutissants et en particulier le rôle qu’ils vont y jouer produit des effets plus bénéfiques qu’un simple intéressement salarial

En dernier lieu, si l’on examine le comportement des animaux, on se rend facilement compte que ceux-ci sont capables de réaliser des tâches complexes sans recevoir la moindre récompense comme fruit de leurs efforts. Avoir pour être ne serait pas dans la nature profonde du vivant mais une notion créée par la société pour ses propres besoins d’organisation et d’expansion.

Avoir sécuriserait davantage que être

Toute notre existence, de la naissance à la mort est balisée par la possession. L’enfant a une mère et un père ainsi que ses jouets, l’adulte a une famille, un travail et une maison. Et ceci ne s’arrête jamais puisque lorsque l’on a déjà tout le reste on va faire en sorte d’avoir une sépulture, une assurance-vie ou un testament. Ce que l’on a est palpable, peut être vérifié à chaque instant et procure de ce fait un sentiment de sécurité. Avoir pour être serait donc un choix sécurisant.

Mais, si l’on se réfère à l’histoire, force est de constater que les héros sont toujours ceux qui ont réussi à abandonner l’avoir pour l’être. Or, leur existence même prouve bien que n’importe quel humain possède en lui l’envie de vivre une vie pleine de dangers et d’imprévus mais qu’il n’ose pas se détacher de ce qu’il a pour vivre pleinement son existence. Mais nous avons un tel sentiment d’attachement à nos biens matériels que nous nous persuadons qu’il nous est impossible de franchir le pas et de devenir le héros de notre vie. Et pourtant ….

être pour exister dans la société ce n'est pas seulement avoir

Crédit photo: jef safi \ ‘Parker Mojo vol / Foter / CC BY-NC-ND

Être ou avoir, le plus fragile n’est pas celui que l’on croit

Si la possession de biens matériels offre à première vue une certaine sécurité à mon existence, cela veut aussi dire que ce que je suis ne repose que sur une relation à l’extérieur, que sur le prestige que me donne ce que j’ai. En réalité une telle conception de la vie et de ma personne engendre une énorme insécurité puisque je peux tout perdre du jour au lendemain : une faillite, un incendie … ou tout autre malheur peut me priver brutalement de l’ensemble de mes biens, de ma position sociale, voire même de mes amis. Alors, si je suis ce que j’ai et qu’il ne me reste rien, je deviens moi-même rien ?

C’est en prenant conscience de cette interrogation que l’on doit décider d’être au lieu d’avoir, être pour soi et non pas pour le monde extérieur. Et c’est tout l’enjeu du développement personnel de considérer qu’avoir pour exister ne peut qu’engendrer craintes, méfiance et frustration alors que prendre le risque de vivre pour être (à l’image des héros qui abandonnent tout pour la quête de leur graal) permet de nous débarrasser de toutes nos angoisses et en réalité de sécuriser notre existence.

Si je décide d’être et non plus d’avoir, le danger pour moi ne peut plus venir de l’extérieur. Il ne me reste plus qu’à prendre l’habitude de vivre en osmose avec mon environnement et de savourer à chaque seconde l’instant présent pour accéder au bonheur absolu.

Pour ma part j’ai choisi d’être et vous ?

jean-pascal guillon webmaster du blog les livres du bien-être : santé bien-être et développement personnel

 

 

 

Cet article participe à la 61ème édition du festival « A la croisée des blogs » du site développementpersonnel.org, édition organisée ce mois-ci par Cédric du blog Techniques de Méditation.

Le blogging est un hobby mais le bien-être, la nature et le développement, que d'aucuns qualifieront de durable et moi plutôt de responsable, sont de vraies passions. Lecture et écriture sont pour moi des outils de détente et j'espère au travers de mon blog vous communiquer mon intérêt pour ces sujets et vous permettre d'améliorer votre qualité de vie. C'est ce que j'ai décidé de faire au quotidien depuis déjà un certain nombre d'années et ça fonctionne pour moi, alors pourquoi pas pour vous?

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6 Réponses à Être ou avoir : un choix cornélien ?

  1. Yves 23/10/2013 à 16:33 #

    C’est triste de constater que beaucoup de gens considèrent leur réussite par les biens accumulés durant leur vie. En faisant le bilan, ces gens sont en quelque sorte très pauvre puisque tout ce qu’ils ont est de l’argent!

  2. Jean-Pascal Guillon 24/10/2013 à 06:51 #

    Bonjour Yves. C’est simplement le résultat d’un système de société purement mercantile qui nous abreuve du matin au soir de messages en ce genre. La célèbre phrase de Séguela « si tu n’as pas une Rolex avant 50 ans, tu as raté ta vie » en est une parfaite illustration. On cherche justement à nous faire croire que pour être il faut avoir alors que la seule façon d’être est à mon sens de pouvor quitter ce monde en n’ayant aucun regret. La seule solution est de vivre à la fois le moment présent et ses rêves même si réaliser ces 2 choses peut sembler d’une prime abord antagoniste.

  3. Emma 24/10/2013 à 09:34 #

    To be or not to be this is the question 😉

  4. Jadice 12/05/2014 à 15:41 #

    Cet article est intéressant et il a le mérite de parler d’un sujet important de notre société.
    Il y a une intime conviction que le bonheur est d’avoir. Il faut dire que « Etre », ici et maintenant, se perd tellement que la plupart des gens ne savent même plus que cette sensation existe.
    Marchons pieds nus dans l’herbe !!!

  5. Jean-Pascal Guillon 13/05/2014 à 12:43 #

    C’est un sujet universel et permanent que le sens du mot être, un thème qui a fait couler beaucoup d’encre du côté des philosophes. Oui, « marchons pieds nus dans l’herbe » pour retrouver nos vraies sensations et les valeurs qui comptent. Merci Jadice pour cet avis très juste.

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