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Développement personnel et egocentrisme, pour le meilleur ou pour le pire ?

le développement personnel conduit-il à l'egocentrisme ou est-il une étape vers l'altruismeSi l’on examine l’évolution de la société au cours des dernières années, on constate une emprise croissante de l’individualisme et de l’egocentrisme tout autant qu’un fantastique essor des techniques de développement personnel. Avouez qu’il y a de quoi être un peu déboussolé devant cette situation et se demander si l’un n’entraîne pas l’autre, à moins que ce ne soit l’inverse ou encore que le second soit une réaction au premier ! Tout ceci est bien compliqué et je remercie à cet égard Axel Kahn, célèbre généticien que l’on ne présente plus, de m’avoir inspiré cet article au cours d’une de ses dernières interviews.

 

Le développement personnel nécessite un minimum d’egocentrisme.

Avant de se demander si le fait de s’adonner au développement personnel est susceptible ou non de renforcer un certain egocentrisme, il est bon d’en rappeler les buts et le sens qui peuvent être quelque peu différents d’un individu à un autre et également si l’on se place du côté du psychanalyste ou de celui du coach de vie. Dans les grandes lignes on retrouve cependant les objectifs suivants :

  • connaissance de soi
  • exploitation maximale de nos talents et potentiels
  • amélioration de notre qualité de vie
  • réalisation de nos aspirations et de nos rêves

En résumé, le développement personnel est ainsi un ensemble de techniques dont la finalité est de vous conduire là où vous souhaitez arriver dans l’existence. Une telle approche relève donc du plus parfait egocentrisme.

Et si nous revenions aux motivations du développement personnel ?

développement personnel et egocentrisme vont-ils de paire pour obtenir bonheur et bien-être

S’adonner au développement personnel est la plupart du temps (du moins au départ) motivé par une volonté de réparer les fissures de son ego, par le désir de se construire une nouvelle personnalité, devenir mieux et plus fort(e).

Ceci devient cependant rapidement difficile à tenir seul(e) puisque nous disposons de forces limitées et personnellement je préfère parler de développement identitaire et relationnel , ouvert sur le monde environnant, que d’user du terme de « personnel » inspiré par l’individualisme occidental.

Et dans les faits, il est plus raisonnable de considérer que la construction d’un individu passe d’abord par une phase de différenciation par rapport aux autres avant de déboucher sur un état de rapprochement avec la recherche de contact, d’affection et d’une certaine forme d’appartenance à un groupe.

Toute la difficulté étant d’articuler entre elles ces deux phases pour les vivre de manière harmonieuse, le développement personnel ne débouchera sur de l’egocentrisme que dans la mesure où celui qui aura acquis un ensemble de connaissances sur le sujet se considérera alors supérieur aux autres au lieu de chercher à partager ses compétences avec autrui.

L’altruisme a également ses limites

L’altruisme, qui est une attitude radicalement opposée à l’egocentrisme, consiste à consacrer toute son énergie au service des autres. Cette disposition d’esprit est particulièrement louable, dans la droite ligne de ce que l’on dénommait autrefois charité chrétienne. Mais cette générosité n’est peut-être pas la solution la plus efficace comme le démontre fort bien l’exemple suivant.

Si une personne pauvre décide d’aider les plus pauvres qu’elle en leur donnant de l’argent, elle va s’appauvrir davantage et ne pourra rapidement plus aider personne. Si, au contraire, elle décide de trouver le moyen de s’enrichir et d’apprendre ensuite ce moyen aux autres, elle sera mille fois plus efficace dans sa lutte contre la misère.

Par conséquent un minimum d’egocentrisme ou plutôt simplement d’égoïsme est nécessaire pour pouvoir ensuite reproduire chez les autres. Et il en est de même pour le bonheur : comment pourrait-on donner à quelqu’un des pistes pour l’obtenir sans avoir au préalable mis ces conseils en application dans notre propre vie et constaté leur bon fonctionnement en ayant soi-même accédé au préalable au bonheur désiré ?

l'altruisme est le but ultime du développement personnel mais nécessite aussi un peu d'égoïsme et d'egocentrisme

Ma philosophie personnelle

Le développement personnel consiste pour moi en l’acquisition de techniques et de réflexes pour prendre soin de moi, aller mieux et vivre une existence meilleure. Si je gardais ces acquis pour moi, je ferais preuve d’un tel egocentrisme qu’il me serait impossible d’accéder au bonheur car je serais trop éloigné des autres.

Ma démarche devient au contraire formidablement généreuse si je décide (et c’est ce que je fais, y compris au travers de ce blog) d’en faire profiter les autres. Être mieux dans ma tête et dans mon corps me libère d’un grand poids et me rend plus disponible pour autrui et me permet alors de partager ce que j’ai appris afin de leur permettre à leur tour d’accéder au même bien-être.

 

Alors, s’adonner au virus du développement personnel est-il toujours signe d’egocentrisme ? Vous en pensez quoi ?

bandeau de promotion du book aimer soi-même ou un peu de egocentrisme en développement personnel

Le blogging est un hobby mais le bien-être, la nature et le développement, que d'aucuns qualifieront de durable et moi plutôt de responsable, sont de vraies passions. Lecture et écriture sont pour moi des outils de détente et j'espère au travers de mon blog vous communiquer mon intérêt pour ces sujets et vous permettre d'améliorer votre qualité de vie. C'est ce que j'ai décidé de faire au quotidien depuis déjà un certain nombre d'années et ça fonctionne pour moi, alors pourquoi pas pour vous?

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4 Réponses à Développement personnel et egocentrisme, pour le meilleur ou pour le pire ?

  1. Houplain 08/09/2013 à 10:34 #

    Bonjour,
    J’adhère complétement à votre idée qu’aucun développement « personnel » ne peut exister dans la connection aux autres. L’expression « développment personnel » est donc paradoxale.
    Il y a un lien direct entre la capacité de connection (collectif, altruisme, affection amour etc..) et le bonheur. Ce lien est même constatable biologiquement, en observant l’hormone ocytocine, délivrée dès que nous bénéficions de rapports affectueux. l’ocytocine a d’abord été nommée « hormone de l’amour » (amour au sens large), mais – et c’est intéressant – maintenant surnommée « hormone du bonheur » (voir les études du LoveLab, vous trouverez çà sur Internet), tant les deux (amour-connection et bonheur) sont liés, voire synonymes.
    Cela se comprend pour un animal grégaire comme l’homme, pour qui le groupe est tout (« je suis les autres »). La biologie encore, sanctionne ce fait : D Servan-Scheiber relatait un étude, montrant que les gens engagés dans le collectif et l’altruisme bénéficiaient d’une plus grande espérance de vie, et d’une meilleure santé générale. A l’inverse , les dépressions viennent toutes d’une exclusion, réelle (travail, couple..) ou affective.
    Pour conclure, oui je crois que notre époque abuse du mot « personnel », et du mot « moi ».
    Prôner l’engagement altruiste, le collectif, et même l’ « oubli de soi » serait en notre XXIème siècle à l’envers des croyances ambiantes.

    Une théorie intéressante sur le pourquoi de cette inflation du « personnel » : elle serait le résultat de la société de consommation : la pub prône l’individuel, car c’est à des individus
    égocentriques et épicuriens qu’on vend le plus facilement .

    Voilà quelques réflexions rapides

    Cordialement
    PS : j’apprécie beaucoup votre blog, judicieux simple et allant à l’essentiel

  2. Houplain 08/09/2013 à 10:36 #

    Un petit coquille. j’ai écrit « aucun développement « personnel » ne peut exister dans la connection aux autres. » Il fallait bien sûr lire « SANS la connection aux autres »

  3. Jean-Pascal Guillon 08/09/2013 à 10:43 #

    Bonjour Marc,

    Ce commentaire est très constructif et va dans le sens de mon article. Je relèverai la dernière remarque judicieuse à propos du parallélisme entre le développement de l’individualisme et celui du consumérisme. Il me semble en effet évident qu’un individu isolé du groupe est plus fragile donc plus aisément manipulable. L’ocytocine comme hormone du bonheur et du bien-être, c’est 100 % vrai et il n’existe pas de bonheur possible sans altruisme. Efforcez-vous de faire le bien autour de vous et de rendre les autres heureux et … vous serez heureux.

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