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Comprendre la dépression pour mieux la combattre

La dépression est une maladie et comprendre ses mécanismes permet de mieux soigner et guérir ceux qui en sont atteintsLa dépression est une maladie neurologique qui affecte environ 20 % d’entre nous à un moment ou à un autre de notre existence. Attention ! Je ne parle pas de déprime ou de coup de blues mais de dépression, maladie parfaitement identifiée médicalement et qui s’inscrit en général dans la durée.

Pouvant atteindre tout le monde et à tout âge, il m’a paru important d’en rechercher le mécanisme de déclenchement afin de comprendre pourquoi certains (dont je pense faire partie, en espérant que l’avenir ne me prouvera pas le contraire) ne lui offrent pas de prise et plus encore comment il est possible de traiter efficacement ceux de nos proches qui en sont affectés.

Un peu de physiologie cérébrale s’impose.

Avant toute autre chose, je ne peux pas débuter cette revue de la physiologie de la dépression sans signaler un point très important, voire primordial : cette maladie est toujours réversible car le cerveau est atteint dans son fonctionnement et non pas dans sa structure, contrairement à certaines affections mentales.

L’IRM (imagerie à résonance magnétique) permet de visualiser l’activité cérébrale et a été utilisée pour comparer les réactions de sujets dépressifs par rapport à celles des sujets sains. Il en ressort trois types distincts de perturbations :

Baisse de l’activité globale :

Cette baisse est à l’origine de l’état morbide, de la perte d’intérêt, des difficultés de concentration et du ralentissement mental et physique qui caractérisent la dépression. Il est intéressant de mentionner que cette diminution est particulièrement marquée dans le cortex préfrontal, zone anatomique du cerveau qui régit le plaisir et les renforcements positifs. On comprend alors pourquoi une personne dépressive devient incapable de se fixer des objectifs destinés à améliorer son bien-être.

Suractivité locale :

Certaines zones cérébrales vont, pour un résultat équivalent, nécessiter de mobiliser plus de ressources cérébrales en cas de dépression. Il en résulte un épuisement précoce que l’on constate très souvent parmi les symptômes de dépression.

Désordre dans les souvenirs :

Le cerveau devient en quelque sorte incapable de ranger dans les tiroirs adéquats les bons et les mauvais souvenirs qui se mélangent. Il apparaît même qu’il devient plus compétent pour faire ressortir les mauvais souvenirs que les bons.

Et tout ceci est la faute de la chimie interne.

Il serait fastidieux de reprendre ici tout le fonctionnement chimique du cerveau et je me contenterai de rappeler que ce sont des substances dénommées neurotransmetteurs qui permettent le fonctionnement des synapses (zones de liaisons entre les cellules cérébrales) et la propagation de l’influx nerveux.

Les neuromédiateurs

Des dosages précis ont montré que ces substances chimiques ne sont pas présentes en quantité suffisante en cas de dépression. Il en résulte un mauvais acheminement des signaux nerveux, perturbation qui explique les modifications d’activité citées précédemment à propos des examens en IRM.

Rôle du taux de cortisol dans la dépression.

Fabriqué par nos glandes surrénales, le cortisol est une substance organique que certains qualifient d’hormone du stress. En effet, celui-ci perturbe les mécanismes naturels de rétro-limitation de sa production et on constate un taux de cortisol sanguin plus élevé chez les individus dépressifs que chez les autres. Or, l’excès de cortisol inhibe la synthèse des neurotransmetteurs que sont en particulier la sérotonine, la noradrénaline et la dopamine. Le stress durable, intense et mal géré est donc naturellement un facteur de dépression.

Les neuromédiateurs interviennent dans la pathogénie de la dépression mais aussi dans la mise en oeuvre du traitement de la dépression

Les facteurs psychologiques sont également bien présents dans la survenue d’une dépression.

Pour ne citer qu’un exemple, on a constaté une prédisposition de certaines familles à la dépression. Aucun gène responsable n’ayant pu être isolé, les chercheurs expliquent cette prédisposition par les conditions sociales et plus encore par des facteurs éducatifs.

Il est ainsi possible de distinguer trois groupes de perturbations psychologiques fortes et durables qui rendent un humain plus sensible à la dépression.

Perte de l’estime de soi

La souffrance de certaines personnes n’est parfois que la conséquence des mauvais rapports qu’elles entretiennent avec elles-mêmes. « Je ne vaux rien » ou « je ne fais rien de bien » sont les phrases préférées de ces personnes en dépression et la moindre difficulté leur semble insurmontable puisqu’elles pensent n’avoir aucune des qualités requises pour les surmonter.

Or, il a été démontré que ceux d’entre nous qui ont une bonne image d’eux-mêmes rangent plus facilement les mauvaises expériences au rayon des souvenirs à oublier alors que les autres gardent des cicatrices toujours prêtes à se rouvrir.

Traumatismes et chocs émotionnels

Tout facteur négatif est susceptible d’entraîner une dépression pour peu que le sujet soit fragilisé à ce moment-là (par le stress ou la survenue récente d’un autre événement) ou ne parvienne pas à gérer correctement cet événement. Ce peuvent être le décès d’un proche, une séparation sentimentale ou des difficultés professionnelles.

Puisque la répétition des mauvaises nouvelles augmente la vulnérabilité, il est facile de comprendre que certaines tranches d’âge soient plus sujettes à la dépression comme de 40 à 50 ans par exemple.

Mauvaise éducation ou manque de soutien des proches

L’éducation intervient dans la probabilité de dépression au travers de souvenirs traumatisants tels que d’éventuels sévices mais aussi par le manque d’amour et d’affection pendant l’enfance. On sous-estime également l’impact que peut avoir le fait de ne pas avoir appris à parler de ses problèmes et de ses émotions.

La dépression est une maladie qui se traite en combinant antidépresseurs, psychothérapie et soutien affectif.

Le traitement doit tenir compte de tous ces facteurs

Les médecins ont longtemps considéré à tort qu’il existait 2 formes de dépression : une forme endogène qui se traitait par la pharmacie et une forme psychologique du ressort des psychothérapeutes.

Or, nous venons de voir que ces 2 formes sont totalement imbriquées sans que l’on sache vraiment qui du psychisme ou de la chimie est la cause ou au contraire la conséquence. Une prise en compte de l’ensemble de ces facteurs est indispensable pour parvenir à la guérison :

  • antidépresseurs chimiques tels que les inhibiteurs des IMAO qui vont s’opposer à la destruction naturelle des neuromédiateurs et maintenir ainsi leur taux à un niveau satisfaisant
  • psychothérapie pour apprendre à gérer les mauvais souvenirs et en particulier ceux de l’enfance
  • sophrologie, méditation et autres moyens de lutte contre le stress pour limiter les excès de cortisol
  • soutien accru par les proches et la famille pouvant même nécessiter dans certains cas la mise en place d’une thérapie de couple ou d’une thérapie familiale

Seule la combinaison de tous ces traitements permet de venir à bout d’une dépression et plus encore de prévenir des récidives relativement fréquentes. Ne pouvant vous faire partager ici d’expérience personnelle, je compte sur vos témoignages et vous remercie de partager ici ce qui vous a permis de vous en sortir si vous avez été sujet d’une dépression.

jean-pascal guillon webmaster du blog les livres du bien-être : santé bien-être et développement personnel

 

 

logo du festival interblogs "A la croisée des blogs" sur le site de développement personnel developpementpersonnel.orgCet article participe à la 60ème édition de l’évènement la croisée des blogs organisée par Dominique Chayer du blog « Choisir le bonheur » pour le site http://developpementpersonnel.org

 

Le blogging est un hobby mais le bien-être, la nature et le développement, que d'aucuns qualifieront de durable et moi plutôt de responsable, sont de vraies passions. Lecture et écriture sont pour moi des outils de détente et j'espère au travers de mon blog vous communiquer mon intérêt pour ces sujets et vous permettre d'améliorer votre qualité de vie. C'est ce que j'ai décidé de faire au quotidien depuis déjà un certain nombre d'années et ça fonctionne pour moi, alors pourquoi pas pour vous?

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18 Réponses à Comprendre la dépression pour mieux la combattre

  1. DominiqueChayer@dépression 15/09/2013 à 22:38 #

    Bonjour Jean-Pascal,

    Merci pour cette approche autant physiologique que psychologique de la dépression dans la rédaction de ton article.

    Les éléments que tu nommes pour nous aider à sortir d’une dépression sont très pertinents : je les ai personnellement tous utilisés.

    Et c’est vrai qu’une combinaison de traitements est l’idéal pour remonter la pente et plus tard pour prévenir les rechutes.

    Merci d’avoir participé activement à l’événement 🙂

    Dominique

  2. Jean-Pascal Guillon 16/09/2013 à 08:16 #

    Bonjour Dominique.
    Merci plutôt à toi d’avoir organisé cette édition et de nous avoir proposé un sujet aussi ouvert que passionnant.
    Je suis d’autre part certain que la plupart des contributions des blogueurs participant pourront aider certains à se sortir de cette maladie.
    Très bonne continuation et prends bien soin de toi et de ton bien-être.

  3. Jean@La boutique du dos 20/09/2013 à 16:25 #

    J’ai l’habitude de faire de longs voyages (plus d’un an) et toujours en rentrant je tombe dans une dépression du principalement au retour dans un quotidien non stimulant. Cet état dépressif dure généralement jusqu’à ce que je me définisse un autre objectif : Re-partir ou un projet de grande envergure.

    Cela correspond tout à fait à ce que vous mettez en évidence.
    Merci pour ses conseils

  4. Jean-Pascal Guillon 21/09/2013 à 22:14 #

    Bonjour Jean mais ce que vous ressentez semble s’apparenter plus à un coup de blues qu’à une véritable dépression. Dans ce dernier cas, on est bien incapable de définir le moindre objectif ou de construire quelque chose.

  5. Alexandre@gestion du temps 24/09/2013 à 04:04 #

    Bonjour Jean-Pascal,

    Merci de nous avoir offert ces éclairages sur la dépression, dont on utilise parfois le terme à tort pour désigner certains coups de blues.

    Je n’ai moi-même jamais été atteint par la dépression (à ma connaissance). Donc je touche du bois. Mais c’est intéressant d’en connaître les tenants et les aboutissants, afin de savoir quoi faire au cas où.

    Merci pour ta contribution et à bientôt !

  6. Jean-Pascal Guillon 24/09/2013 à 05:58 #

    Bonjour Alexandre,

    Je n’ai pas non plus été atteint par la dépression (je vais croiser les doigts car j’ai eu autour de moi des exemples qui prouvent que personne n’est à l’abri) mais il est intéressant de bien en appréhender les mécanismes pour pouvoir aider ceux qui en sont atteints.

    Merci de ta visite et prends bien soin de toi.

  7. Benji@Sous location Lyon 26/09/2013 à 14:27 #

    C’est un excellent article, le soutien des proches reste vraiment essentiel. Personnellement, je suis contre tout traitement médical en ce qui concerne la dépression. En général ils n’ont qu’un effet placebo, certes ils permettent de rétablir les fonctions du cerveaux petit à petit, mais c’est surtout dans la tête.
    Merci pour ces informations!

  8. Jean-Pascal Guillon 26/09/2013 à 15:37 #

    Comme je l’indique dans cet article, les médicaments antidépresseurs sont utiles voire indispensables au moins temporairement, afin se stabiliser les taux de neuromédiateurs en attendant que les thérapies psychologiques produisent leurs effets. Il ne faut par contre en limiter l’usage dans le temps pour qu’une dépendance n’ait pas le temps de s’installer.

  9. Nico@la levure de riz rouge 02/10/2013 à 09:58 #

    Je me demandais si les compléments alimentaires pouvaient apporter leur aide dans une dépression.

    Certains produits favorisent la détente, le retour au calme et la confiance en soi tout en étant naturels et complémentaires à votre alimentation normale…

    En somme, ce sont des effets salvateurs d’une dépression, mais dans quelle mesure…

  10. Jean-Pascal Guillon 04/10/2013 à 07:44 #

    Très bonne question Nicolas. Il n’existe pas de compléments alimentaires directement actifs sur la dépression mais, par contre, si on se réfère aux mécanismes d’installation de cette maladie, on peut identifier 2 catégories de nutriments qui peuvent avoir un rôle préventif :
    – ceux qui limitent les effets du stress
    – ceux qui influent sur la synthèse des neuromédiateurs et en particulier sur celle de la dopamine
    C’est ainsi que les acides gras de la famille des oméga 3, certains acides aminés (tryptophane, phénylalanine et tyrosine), les vitamines du groupe B et le magnésium peuvent exercer un rôle protecteur. Quant à l’usage de compléments alimentaires, je suis toujours assez réservé sur la question de leur utilité en dehors des cas où on parvient à identifier clairement une carence. Je privilégie pour ma part une alimentation aussi naturelle que possible, variée, avec des produits d’origine biologique chaque fois que je peux et surtout à base d’aliments vivants. C’est à mon sens le meilleur moyen d’éviter toute carence ou « micro-carence » qui peuvent se répercuter sur mon état de santé et ma prédisposition aux affections.

  11. Emma 09/10/2013 à 12:14 #

    Bonjour, je suis nouvelle chez vous et je suis très épater par le nombre d’information que vous révéler sur le sujet , j’ai moi même était témoin d’un cas d’un de mes proche qui s’est vu la santé se dégrader et physiquement et psychiquement et j’avoue que le meilleur remède est la famille , le soutien familiale plus précisément ses petits enfants qui lui ont redonner goût à la vie
    La cause de la dépression était la mort de son meilleur ami dans un accident de voiture

  12. Jean-Pascal Guillon 09/10/2013 à 21:28 #

    Oui un soutien familial est une aide fondamentale pour sortir de la dépressions. Quant aux causes, votre exemple est la preuve même qu’elles peuvent être un peu « extérieures » à l’individu qui va être dépressif. Ce qui compte par contre est de les identifier car elles serviront de base à une « contre-attaque » de la part des proches et des soignants pour lutter contre la dépression.

  13. Emma 12/10/2013 à 12:21 #

    @Jean-Pascal; 🙂 merci pour ton retour que j’apprécie, effectivement c’est en connaissant la cause qu’on débute les soins et mon cas c’était facile, pour le diagnostic car de là comme vous avez dit, part toute la stratégie de soins

  14. Jean-Pascal Guillon 12/10/2013 à 13:17 #

    En effet, connaître la cause est utile pour un traitement par psychothérapie ou hypnose mais il existe aussi un processus global et identique dans toutes les dépressions que l’on peut traiter de manière identique chez tous les patients. L’idéal est une association des 2 modes de traitement pour un résultat optimal et surtout rapide et durable car il faut toujours avoir en tête les rechutes très très fréquentes.

  15. anita.B 19/10/2013 à 19:01 #

    merci pour vos commentaire. Maman d’un jeune dépressif ( bipolaire) il m’est très difficile de vivre la situation au jour le jour. On m’a dit que ce serait très long pour retrouver un rétablisement. Puis je y croire. Il suit un traitement qui le stabilise ( et heureusement, car nous sommes passés par des stades très durs), mais il ne peut encore affronter le monde extérieur et la vie ( étude ou emploi) à l’extérieur. Si le soutien de la famille est indispensable, j’aimerai moi aussi que l’on me soutienne, car il y a des jours ou je ne sais plus quoi faire face a l’avenir

  16. Jean-Pascal Guillon 19/10/2013 à 20:13 #

    Bonsoir Anita. Oui, c’est encore plus difficile lorsque l’on a affaire à quelqu’un de bipolaire car il n’est pas simple de traiter des symptômes qui ne sont pas linéaires. Il est vrai que dans de nombreuses affections neurologiques, on ne prévoit pas de soutien pour l’entourage et c’est bien dommage car les proches en auraient bien besoin. Essayez pour vous le yoga et la méditation, cela vous donnera les forces nécessaires et vous débarrassera du stress. Cela ne résoudra pas tout bien sûr mais cela vous procurera plus de bien-être. Bon courage, je suis de tout cœur avec vous et restez optimiste car les choses s’arrangent toujours même lentement.

  17. marianna 21/12/2014 à 18:35 #

    Bonjour, j’ai fini par prendre des anti dépresseurs. J’ai 60 ans, ces dernières années, j’ai eu deux décès, une petite fille de cinq mois et ma meilleure amie de trente ans d’amitié. Le faite de savoir aussi que je devais prolonger mon travail de deux ans a été dur à accepter. Le docteur m’a dit que je devrais au moins prendre les médocs jusque ma retraite, l’âge en est pour quelque chose aussi, je suppose. Je pensais pas en arrivé là. J’ai fais des thérapies de mon passé, vu une énergéticienne, j’ai fais du yoga et je m’intéresse beaucoup au développement personnel. Avec les médicaments je suis très bien et je dors très bien, je me sens équilibré et heureuse de vivre. J’espère bien quitter mes médicaments en retraite, en douceur. Que pensez vous de mon idée. Merci à l’avance.

  18. Jean-Pascal Guillon 21/12/2014 à 19:31 #

    Bonjour Marianna. Ce n’est bien entendu pas à moi mais à votre médecin de juger de la pertinence des anti-dépresseurs dans votre situation. Leur usage est souvent souhaitable car il ne faut pas oublier que notre cerveau fonctionne aussi chimiquement et qu’un rééquilibrage des neurotransmetteurs peut s’avérer salutaire. Cela n’empêche pas de pratiquer un travail sur soi en parallèle ainsi que de recourir à d’autres disciplines telles que le yoga. Je vous souhaite le plus grand courage dans les épreuves qui vous frappent et surtout, gardez confiance en vous et en l’avenir. Prenez bien soin de vous.

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